Mais cherchons plus loin, au niveau même des réactions de notre organisme.
Notre corps comportes de nombreux muscles permettant de nous mouvoir tels les dorsaux, la ceinture abdominale, les mollets, les biceps, la machoire, ou encore le cœur, les poumons, l'estomac qui fonctionnent sans relâche.
Bien d'autres muscles, très nombreux, dont nous n'avous pas forcemment conscience, gèrent d'autres fonctions de notre organisme : les joues provoquent sourires ou grimaces, les muscles oculaires orientent notre regard, des muscles actionnent le cristallin pour concentrer notre vue ou activent l'iris pour limiter l'éblouissement ou voir dans l'ombre.
Mais je parlerai plutôt de ceux qui resserrent les papilles de notre peau, qui donnent la chair de poule, qui hérissent nos poils.
Ces papilles, véritable interface entre l'intérieur et l'extérieur de notre corps, elles jouent un rôle très important dans notre régulation thermique corporelle. Elles vont se dilater lors de l'élévation de température, soit interne provoquée par l'effort, soit externe due au rayonnement perçu, favorisant les échanges, en particulier l'élimination de la transpiration qui rafraichira la surface de notre peau.
Si au contraire nous avons froid, elles vont se refermer. Sous l'effet d'une fraicheur externe leur resserrement plus intense donneront cet effet bien connu de chair de poule que le vêtement nous à fait perdre.
Lors d'une exposition prolongée au froid, ou plus intense, nous allons nous mettre à greloter (à trembler comme le font les chiens) ; tout un ensemble de muscles vont se mettre en action pour nous réchauffer telle une marche active le fait lors de nos randonues. C'est l'alerte déclenchée par l'abaissement de notre température interne. C'est juste l'effet inverse de la transpiration lorsqu'on a trop chaud, mais par trop de confort nous avons perdu cette auto-régulation.
Notre corps à une température d'équilibre au voisinage de laquelle notre organisme tend vers le maximum de repos. Si nous avons trop chaud, ou à l'inverse trop froid, le rythme cardiaque va augmenter pour nourrir correctement tout cet ensemble de muscles qui vont se mettre en action, de même la respiration va s'accentuer.
On peut noter des problèmes cardiaques chez des personnes trop longtemps exposées à un froid intense.
L'excès de chaleur provoquera lui aussi des malaises qui peuvent conduire à l'hospitalisation.
Un exposé très intéressant de Bruno T. (sur randonnues.fr), amateur de randonues même en hiver, intitulé "
Résistance au froid en randonnée naturiste
", qui tente de vous expliquer les réactions de notre organisme pour trouver son équilibre thermique.